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Présentation du territoire

CONTEXTE & ENJEUX TERRITORIAUX
Tsagory Cerf volant (© © Thomas Sagory - www.du-ciel.com)
Partenaire de la mise en place de SmartCity PARIS, la Cité internationale est aussi le site d'étude du projet. Par extension, le territoire d'expérimentation des artistes s'étend au Sud de la capitale, incluant le Parc de la cité internationale, Gentilly, Arcueil, Paris 13ème-Maison Blanche, Paris 14ème-Montsouris.


La Cité internationale universitaire de Paris est considérée comme un laboratoire d'innovation architecturale dès sa première phase de construction vers 1925. Située sur un parc de 34 hectares au sud de la capitale, elle représente la plus forte concentration de résidences universitaires de la ville et de la région Ile-de-France : 5 500 lits sont répartis dans 37 maisons ou fondations aux styles variés qui offrent une incroyable exposition d'architecture du XXe siècle. Quelques pavillons sont classés ou inscrits au titre des Monuments Historiques, et la plupart sont à restaurer. Moderniser sans endommager ce patrimoine soulève des difficultés et fait partie des problématiques de ce site.

 

Aujourd'hui la Cité doit relever d'importants enjeux d'aménagement urbain, liés essentiellement à la présence de nombreux axes de communication qui produisent des coupures et nuisances variées. Le plus important d'entre eux est le boulevard périphérique sud, constitué de 5 voies, mais on trouve également la ligne de RER, l'avenue David-Weill, la ligne enterrée de l'aqueduc, etc. Le morcellement du tissu urbain et ses conséquences sur l'environnement et le cadre de vie des habitants, fait que l'harmonisation du site et la régulation des pollutions générées par ces axes sont devenues une priorité pour la Cité.

 

Sur la base du diagnostic urbain réalisé en 2008, plusieurs enjeux territoriaux ont pu être identifiés :

 

Intégration urbaine du périphérique, mobilité et continuité territoriale :

  • Améliorer les possibilités et conditions de circulation pédestres à la Cité, à Gentilly et entre les deux.
  • Développer les possibilités de projets communs avec la commune de Gentilly et la communauté d'agglomération du Val de Bièvre.
  • Créer des relations entre les résidents de la Cité et les habitants de Gentilly et d'Arcueil.
  • Réfléchir aux relations entre la Cité et les quartiers adjacents de Paris.
  • Associer les résidents de la Cité et les Gentilléens à l'opération de rénovation urbaine engagée par la commune de Gentilly, notamment en prévision de la possible construction de logements étudiants sur le terrain de la friche Lénine.
  • Valoriser le parc Est de la Cité universitaire internationale (délaissé par les résidents) et recréer des connections entre l'est et l'ouest du parc.

 

Animation et valorisation du territoire :

  • Valoriser le patrimoine architectural.
  • Permettre la découverte du site par un nouveau public.
  • Proposer un regard neuf et sensible sur le territoire.

 

Dynamique locale, appropriation du territoire et développement durable :

  • Sensibiliser les résidents en terme de pollutions agissant sur le territoire.
  • Ouvrir un débat citoyen sur les enjeux de développement durable à la Cité.
  • Identifier et développer les pratiques écologiques sur le territoire.
  • Sensibiliser et impliquer les résidents de la Cité aux enjeux de développement urbain.


Pascale Dejean, chef de projet architecture à la CIUP, raconte l'histoire de la Cité internationale universitaire de Paris

 
Histoire
L'histoire de la Cité Internationale commence en 1920 lorsqu'un industriel français, Émile DEUTSCH DE LA MEURTHE, souhaitant créer une œuvre sociale durable, prend contact avec Paul APPELL, recteur de l'Université de Paris. Préoccupé par les difficultés des étudiants en matière de logement, celui-ci lui suggère de fonder une cité pour les étudiants. André HONNORAT, ministre de l'Instruction publique, approuve le projet et consacrera toute son énergie pendant près de trente ans à sa concrétisation. Il sollicite, en France comme à l'étranger, les banquiers, les industriels, les collectivités locales, les gouvernements afin de recueillir les fonds. Il multiplie voyages et conférences pour exposer l'idéal de la Cité internationale.

 

Pour donner vie à cette idée, la Fondation nationale de la Cité internationale universitaire de Paris, fondation de droit privé, reconnue d'utilité publique, par décret du 6 juin 1925, est créée. L'Université de Paris, propriétaire du domaine, donne à cette Fondation le mandat de construire et d'administrer la Cité. Dès la rentrée universitaire 1925, la Cité Internationale accueillait ses premiers étudiants.

 

La première phase de constructions, qui s'étale jusqu'en 1937, conduit à l'édification de dix-neuf maisons d'étudiants, y compris la Maison internationale, don de John D. ROCKEFELLER JR., achevée en 1935, qui abrite un restaurant, une bibliothèque, une piscine, des salons et bien d'autres lieux d'activités pour les étudiants et les chercheurs.

 

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Cité Internationale reçoit un don du poète Edmond d'HARAUCOURT, et d'une maison sur l'île de Bréhat, dans laquelle les étudiants peuvent prendre quelques jours de repos.

 

Après l'épreuve de la guerre, les constructions de maisons reprennent de 1945 à 1969, dix-sept nouvelles maisons sont construites. La capacité d'accueil de la Cité Internationale est désormais d'environ 5 600 lits. Des associations se créent pour les activités sportives et les activités des résidents.

 

Aujourd'hui, la Cité internationale accueille plus de 5 600 résidents. 2/3 des résidences ont été entièrement rénovées ces 5 dernières années, avec l'appui des pouvoirs publics français et étrangers, de la Ville de Paris et de la Région Ile-de-France.